"Accéder et gérer votre compte assurance en ligne"

Code régime 03 RSI : ce qu’il signifie vraiment, et ce qui a changé 

Être travailleur indépendant en France, c’est accepter de vivre avec une certaine dose de complexité administrative. Entre les sigles qui changent, les organismes qui fusionnent, et les réformes qui se succèdent, il faut parfois du temps pour s’y retrouver.

L’une des questions qui revient régulièrement, souvent accompagnée d’une légère anxiété : que signifie exactement le « code régime 03 » ou la mention « RSI » sur un document officiel ? Est-ce que cela concerne encore votre protection sociale ? Et si le RSI a bel et bien disparu, où sont passés vos droits ?

Ces questions méritent des réponses claires — pas des généralités, pas des textes de loi recopiés. On va donc prendre le temps de tout démêler : l’origine du code 03, la suppression du RSI, ce qui le remplace, et ce que tout cela change concrètement pour vous en 2026. Y compris les situations problématiques que peu de sites prennent la peine d’expliquer.



Qu’est-ce que le code régime 03 RSI, concrètement ?

Pour comprendre à quoi ce code correspond — ou correspondait — il faut remonter un peu dans le temps. Ce n’est pas du tout un détail anecdotique : l’histoire derrière ce sigle explique pourquoi vous pouvez encore le croiser sur des documents en 2026.quest-ce-que-le-code-regime-03-rsi-

L’origine du RSI et de son code

Le RSI — Régime Social des Indépendants — a été créé en 2006. Il est né de la fusion de trois organismes qui géraient séparément la protection sociale des travailleurs non-salariés :

  • la CANAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Professions Indépendantes),
  • l’ORGANIC (Organisation Autonome Nationale de l’Industrie et du Commerce),
  • la CANCAVA (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Artisans).

L’idée était séduisante sur le papier : un guichet unique pour toute la protection sociale des artisans, commerçants et professions libérales. Le code régime 03 identifiait ce régime dans les systèmes administratifs. On le retrouvait sur les relevés de cotisations, les attestations de droits, et dans certaines déclarations.

En pratique, les choses se sont rapidement compliquées. Des erreurs de calcul répétées sur les cotisations, des courriers contradictoires, des délais de traitement anormalement longs. En 2012, la Cour des Comptes a qualifié le RSI de « catastrophe industrielle ». En 2017, une étude du syndicat des indépendants montrait que 76,4 % des affiliés en avaient une opinion négative. Le gouvernement a décidé d’en finir.

A retenir

Le code régime 03 RSI était le code d’identification du Régime Social des Indépendants dans les systèmes administratifs. Il n’est plus le code actif de votre protection sociale depuis le 1er janvier 2020.

Attention : le RSI sur vos documents fiscaux ne parle pas de protection sociale

C’est une source de confusion très répandue, et il est important de la dissiper clairement : dans les formulaires fiscaux, la mention « RSI » ou « Régime RSI » ne désigne pas le Régime Social des Indépendants.

Sur la liasse BIC/IS — notamment les tableaux n°2033-A-SD à 2033-G-SD de votre déclaration de bénéfices — RSI signifie Régime Simplifié d’Imposition. C’est un régime fiscal réservé aux entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils. Il coexiste avec le régime réel normal et avec le régime micro. Rien à voir avec la sécurité sociale.

En 2026, la Direction Générale des Finances Publiques continue d’utiliser la mention « Régime RSI » dans ses notices officielles pour désigner ce régime fiscal. C’est une coïncidence malheureuse entre deux acronymes identiques qui désignent deux réalités totalement différentes.

Ne confondez pas !

RSI sur votre liasse fiscale 2033 = Régime Simplifié d’Imposition (domaine fiscal).
RSI sur un ancien relevé de cotisations = Régime Social des Indépendants (domaine social).

Si vous voyez « RSI » sur votre déclaration de revenus professionnels, vous êtes dans le domaine fiscal : cela ne concerne pas votre protection sociale.



Le RSI existe-t-il encore en 2026 ?

Non, le RSI n’existe plus. Mais la façon dont il a disparu mérite qu’on s’y arrête, parce que beaucoup d’indépendants ont vécu cette transition sans vraiment comprendre ce qui s’était passé — et certains en gardent encore des interrogations légitimes. le-rsi-existe-t-il-encore-en-2026

Le calendrier de la suppression : deux étapes, pas une

La fin du RSI s’est faite en deux temps distincts, et c’est souvent là que la confusion s’installe. Beaucoup de personnes pensent que tout s’est terminé d’un coup en 2018. En réalité, la transition a duré deux ans.

Date Ce qui s’est passé
1er jan. 2018 Le RSI est officiellement supprimé. Il devient la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) — une structure transitoire qui gère les prestations au nom du régime général, mais avec les mêmes équipes et interlocuteurs.
1er jan. 2020 La transition s’achève. Les missions de la SSI transitoire sont intégrées aux trois branches du régime général : l’URSSAF pour les cotisations, la CPAM pour la maladie, la CARSAT (ou CNAV en Ile-de-France) pour la retraite.

Pour les indépendants déjà affiliés au RSI, la bascule a été automatique. Aucune démarche n’était requise. Les dossiers ont été transférés sans intervention de votre part.

Ce qui n’a pas changé — et c’est rassurant

Cette suppression a été purement organisationnelle. Vos droits, vos cotisations, et vos prestations n’ont pas été modifiés lors de la transition. Voici ce qui est resté identique :

  • Le montant de vos cotisations — à revenus équivalents, vous payez exactement les mêmes charges.
  • Le mode de calcul de vos droits à la retraite — les trimestres cotisés au RSI ont été transférés à la CARSAT.
  • Votre couverture maladie — vos remboursements de soins restent inchangés.
  • Vos indemnités journalières — les conditions et les montants n’ont pas évolué lors de la fusion.

Ce qui a réellement changé, c’est la qualité de service et l’interlocuteur. Au lieu d’un organisme unique parfois défaillant, vous avez désormais trois branches spécialisées du régime général, chacune dans son domaine. C’est une amélioration organisationnelle — pas un bouleversement de vos droits.



La SSI aujourd’hui : qui gère quoi, et comment les contacter

Depuis 2020, la protection sociale des indépendants est répartie entre trois organismes du régime général. Connaître votre interlocuteur selon le sujet vous évite bien des allers-retours inutiles.la-ssi-aujourdhui-qui-gere-quoi-et-comment-les-contacte

Votre besoin Interlocuteur Contact
Cotisations, échéancier, régularisation, attestation de vigilance URSSAF de votre région urssaf.fr — 3698
Remboursements de soins, arrêts de travail, maternité, carte Vitale CPAM de votre lieu de résidence ameli.fr — 36 46
Retraite de base, relevé de carrière, liquidation des droits CARSAT de votre région (CNAV en Ile-de-France) lassuranceretraite.fr
Questions générales sur l’affiliation, les droits, une situation particulière Numero SSI commun 3648 (lun-ven, 8h-17h)

En pratique, on utilise surtout deux numéros. Le 3648 pour toutes les questions sur vos droits, votre affiliation, ou une situation particulière. Le 3698 dès qu’il s’agit de cotisations, d’un échéancier, ou d’un délai de paiement. Ces deux lignes sont disponibles du lundi au vendredi de 8h à 17h.

Concernant les professions libérales réglementées — architectes, psychothérapeutes, ostéopathes, ingénieurs-conseils notamment — la retraite reste gérée par la CIPAV. Pour les médecins, dentistes, pharmaciens et autres professionnels de santé, des caisses spécifiques continuent d’assurer la retraite complémentaire. La fusion RSI/SSI n’a pas modifié ces organisations.



Etes-vous concerné par la SSI ? Le tableau selon votre statut

C’est une question que se posent beaucoup de créateurs d’entreprise, et la réponse dépend uniquement de votre forme juridique — pas de votre secteur d’activité ni de votre chiffre d’affaires.

Statut juridique Régime social Organisme principal
Micro-entrepreneur / auto-entrepreneur SSI URSSAF
Entrepreneur individuel (EI) SSI URSSAF
Gérant majoritaire de SARL (plus de 50 % des parts) SSI URSSAF
Gérant associé unique d’EURL SSI URSSAF
Artisan, commerçant, profession libérale (EI) SSI URSSAF
Président de SAS ou SASU Régime général (assimilé salarié) URSSAF salarié
Gérant minoritaire ou égalitaire de SARL Régime général (assimilé salarié) URSSAF salarié
Gérant non associé d’EURL Régime général (assimilé salarié) URSSAF salarié

Un point souvent mal compris mérite d’être éclairci : le président de SAS ou SASU n’est pas concerné par la SSI. Il cotise au régime général comme un salarié, avec des charges plus élevées, mais aussi une meilleure couverture pour les accidents du travail et l’invalidité.

À l’inverse, le gérant majoritaire de SARL relève bien de la SSI, même s’il dirige une société. Ce qui compte, c’est sa part au capital — dès qu’il dépasse 50 %, il bascule dans le régime des indépendants.



Les problèmes liés à l’héritage RSI : ce qu’il faut savoir

La transition s’est globalement bien déroulée pour la majorité des indépendants. Cependant, quelques situations problématiques persistent encore en 2026 — et elles sont rarement documentées clairement.

Des trimestres RSI absents de votre relevé de carrière : que faire ?

C’est le cas le plus fréquent signalé dans les forums spécialisés. Des indépendants qui ont cotisé au RSI — parfois pendant des années — constatent, en consultant leur relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr, que certaines périodes n’apparaissent pas.

Les causes sont diverses. Des données non transférées lors de la fusion des anciens organismes (ORGANIC, CANAM, CANCAVA) vers le RSI en 2006. Des activités exercées en parallèle d’une profession libérale ou d’un statut d’auteur, qui ont pu créer une ambiguïté dans l’affiliation. Ou simplement des erreurs lors des migrations de données.

Dans ce cas, voici la marche à suivre :

  1. Rassemblez vos justificatifs : relevés de cotisations RSI, reçus de paiement, documents comptables attestant de vos versements.
  2. Contactez la CARSAT de votre région — ou la CNAV si vous résidez en Ile-de-France — avec ces documents à l’appui.
  3. Si votre activité de l’époque relevait de l’ORGANIC ou de la CIPAV, contactez directement ces organismes — chacun gère ses archives propres.

La preuve de paiement est absolument déterminante. Sans elle, la récupération des trimestres devient très difficile, voire impossible. Si vous avez exercé une activité indépendante avant 2020, vérifiez votre relevé de carrière maintenant — pas dans cinq ans. Certaines corrections ne sont plus réalisables une fois la retraite liquidée.

Conseil pratique

Vérifiez gratuitement votre relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr, rubrique « Mon relevé de situation individuelle ». Comptez 10 à 15 minutes. Si des périodes manquent, notez les dates précises et rassemblez vos justificatifs avant de contacter la CARSAT.

La radiation automatique de la SSI : le délai d’un mois qu’on ignore trop souvent

Voilà une procédure que la quasi-totalité des indépendants ignorent — jusqu’au jour où ils en font les frais.

La SSI peut radier automatiquement un affilié dans deux situations précises : soit il n’a pas déclaré son chiffre d’affaires pendant deux années consécutives, soit il a déclaré un CA nul deux années de suite. Dans ces cas, la procédure de radiation se déclenche de façon administrative, sans avertissement préalable.

Ce qui est critique dans ce mécanisme, c’est la fenêtre de réaction : une fois la notification de radiation reçue, vous disposez exactement d’un mois pour faire opposition. Passé ce délai, la radiation est définitive.

Attention — délai de 1 mois non renouvelable

Si vous recevez une notification de radiation de la SSI, ne la mettez pas de côté. Vous avez exactement 30 jours pour contacter l’URSSAF et faire opposition. Après ce délai, aucun recours administratif simple n’est possible.

Si votre activité est temporairement en sommeil, la meilleure chose à faire est de continuer à déclarer un CA nul chaque mois ou chaque trimestre selon votre périodicité. C’est gratuit, cela prend trente secondes, et cela évite de déclencher le mécanisme.



La réforme de l’assiette sociale 2026 : ce qui change pour vos cotisations

C’est une évolution importante, en vigueur depuis avril 2026. Elle concerne tous les travailleurs indépendants — artisans, commerçants, professions libérales — et modifie la façon dont vos cotisations sont calculées. Bien que le montant global reste globalement stable, la logique interne change assez profondément.

L’ancienne mécanique et ses défauts

Jusqu’ici, deux bases de calcul distinctes coexistaient. Les cotisations sociales (retraite, maladie, invalidité) étaient calculées sur le revenu professionnel net des cotisations sociales elles-mêmes — une formule un peu circulaire qui compliquait les estimations. La CSG-CRDS, elle, utilisait une assiette différente, plus large.

Le résultat : des calculs complexes, des régularisations difficiles à anticiper, et une lisibilité quasi nulle pour l’indépendant moyen. Même des comptables aguerris devaient s’y reprendre à deux fois pour expliquer le mécanisme à leurs clients.

Ce que la réforme change concrètement

A partir de la déclaration des revenus 2025 — donc à partir d’avril 2026 — une assiette unique remplace les deux bases de calcul précédentes. Le principe est simple :

  • On part du revenu professionnel (chiffre d’affaires diminué des charges d’exploitation déductibles).
  • On applique un abattement forfaitaire de 26 % sur ce revenu.
  • On obtient le « revenu brut social » — qui sert de base pour toutes les cotisations et pour la CSG-CRDS.

Les barèmes ont été ajustés pour compenser les effets de ce changement d’assiette. Selon les données officielles de l’URSSAF (décret n°2024-688 du 5 juillet 2024), voici les principaux changements de taux pour les artisans, commerçants et professions libérales non réglementées en 2026 :

Cotisation Taux 2025 Taux 2026
Maladie-maternité (taux maximum) 6,70 % 8,50 % (progressif de 1,5 % à 8,5 %)
Retraite complémentaire (part plafonnée, jusqu’à 1 PASS) 7,00 % 8,10 %
Retraite complémentaire (part au-delà de 1 PASS) 8,00 % 9,10 %
Retraite de base déplafonnée 0,60 % 0,72 %
Montant global des prélèvements Globalement stable

PASS 2026 : 48 060 € (source : urssaf.fr). Le plafond annuel de la Sécurité sociale sert de référence pour le calcul de plusieurs cotisations.

Ce qu’il faut retenir sur le fond : la réforme n’est pas une hausse globale. C’est un rééquilibrage. La part de CSG-CRDS diminue, et la part des cotisations contributives — celles qui ouvrent des droits pour la retraite — augmente. Autrement dit, vous cotisez de façon plus utile pour votre avenir.

Bonne nouvelle pour votre retraite

Cette réforme améliore mécaniquement vos droits à la retraite, sans alourdir la facture globale. La cotisation retraite complémentaire, qui génère des droits, augmente. La CSG-CRDS, qui ne génère aucun droit, diminue. Le rééquilibrage joue en votre faveur sur le long terme.

Pour les micro-entrepreneurs, les changements s’appliquent dès le 1er janvier 2026 sur les déclarations de CA. Vous n’avez aucune démarche à effectuer : la nouvelle répartition se fait automatiquement dans le calcul de vos cotisations. Pour simuler votre situation personnelle, l’URSSAF met à disposition un simulateur sur mon-entreprise.urssaf.fr.



Les démarches pratiques pour la SSI en 2026

Au quotidien, les indépendants affiliés à la SSI ont besoin de documents ou d’accès à leurs informations. Voici les procédures essentielles, avec les chemins les plus courts pour y accéder.

Obtenir votre attestation de vigilance

L’attestation de vigilance prouve que vous êtes à jour de vos cotisations. Elle est demandée pour vos missions de sous-traitance dès que le contrat dépasse 5 000 euros hors taxes (obligation légale depuis la loi du 10 juillet 2014).

La procédure est simple. Sur urssaf.fr, connectez-vous avec votre numéro de sécurité sociale — pas le SIRET de votre entreprise. Rubrique « Mes cotisations », puis « Attestations », puis « Attestation de vigilance ». Le document est disponible immédiatement en PDF. Si vous entrez le SIRET, le système ne vous reconnait pas — c’est l’erreur classique.

A noter

Pour l’attestation de vigilance, utilisez toujours votre numéro de sécurité sociale pour vous connecter sur urssaf.fr — jamais votre numéro SIRET. C’est la source d’erreur la plus fréquente.

Vérifier votre relevé de carrière

C’est une démarche à faire au moins une fois par an — ou dès que vous avez des doutes sur des périodes passées. Connectez-vous sur lassuranceretraite.fr avec France Connect ou vos identifiants personnels. Le relevé détaille année par année les trimestres validés, tous régimes confondus.

Si des périodes manquent, signalez-le rapidement à la CARSAT par messagerie sécurisée depuis le site, ou par téléphone au numéro affiché dans votre espace. Plus vous attendez, plus la récupération devient difficile.



Questions fréquentes

Ce sont les vraies questions que les indépendants se posent — celles que l’on retrouve dans les forums, dans les échanges avec des comptables, et que les réponses officielles n’adressent pas toujours clairement.

Est-ce que le code régime 03 est encore valable en 2026 ?

Non. Le code régime 03 identifiait le RSI, qui a été supprimé le 1er janvier 2020. Il peut encore apparaitre sur d’anciens documents antérieurs à 2020, mais il n’est plus le code actif de votre protection sociale. Vos droits sont aujourd’hui gérés par la SSI, intégrée au régime général.

J’ai un document officiel avec la mention « RSI » — que dois-je faire ?

Ca dépend de la nature du document. S’il s’agit d’un ancien relevé RSI (avant 2020), c’est simplement un document historique. S’il s’agit d’un formulaire fiscal récent — notamment la liasse 2033 — la mention « RSI » signifie Régime Simplifié d’Imposition, un régime fiscal qui n’a rien à voir avec votre protection sociale. Dans tous les cas, votre couverture actuelle est gérée par l’URSSAF, la CPAM et la CARSAT.

Le RSI a-t-il vraiment été remplacé, ou juste renommé ?

Vraiment remplacé, pas juste renommé. Les missions ont été redistribuées entre trois branches distinctes du régime général : l’URSSAF pour les cotisations, la CPAM pour la maladie, la CARSAT pour la retraite. La structure organisationnelle a changé en profondeur, avec trois interlocuteurs spécialisés plutôt qu’un guichet unique défaillant.

Est-ce que mes trimestres cotisés au RSI ont été préservés ?

En principe, oui. Les trimestres cotisés au RSI ont été transférés à la CARSAT lors de l’intégration au régime général. Cependant, certains indépendants signalent des périodes manquantes sur leur relevé de carrière — notamment ceux qui ont exercé avant 2006 ou qui avaient des situations d’affiliation complexes. Vérifiez sur lassuranceretraite.fr, et contactez la CARSAT si des trimestres sont absents.

Peut-on être radié de la SSI sans en avoir été informé à l’avance ?

La procédure commence par une notification. Mais si vous n’avez pas déclaré votre CA pendant deux ans, ou déclaré un CA nul deux années de suite, vous recevez un avis de radiation et disposez d’un délai d’un mois seulement pour faire opposition. Si vous dépassez ce délai, la radiation devient définitive. Il n’y a pas de dérogation administrative simple après ce délai.

La réforme 2026 va-t-elle augmenter mes charges sociales ?

Non, le montant global de vos prélèvements reste stable selon les données officielles de l’URSSAF. Ce qui change, c’est la répartition interne : la part de CSG-CRDS (qui ne génère pas de droits) diminue, au profit des cotisations retraite (qui génèrent des droits). Pour les micro-entrepreneurs, les taux globaux n’évoluent pas — seule la répartition change.

Comment savoir si je suis bien affilié à la SSI et non à un autre régime ?

Connectez-vous sur urssaf.fr avec votre numéro de sécurité sociale. Votre espace personnel indique votre statut d’affiliation. Si vous avez un doute, le numéro 3648 (lun-ven, 8h-17h) peut vous renseigner rapidement. Pour les professions libérales réglementées, vérifiez également auprès de la CIPAV.

Un artisan et un micro-entrepreneur sont-ils traités différemment par la SSI ?

Ils relèvent tous les deux de la SSI, mais leurs cotisations sont calculées différemment. L’artisan en régime réel paie des cotisations proportionnelles à son revenu professionnel, avec des cotisations minimales même en cas de faibles revenus. Le micro-entrepreneur, lui, paie des cotisations en pourcentage de son chiffre d’affaires déclaré — s’il ne déclare rien, il ne paie rien, mais il ne valide pas non plus de droits.

 

Antoine Lebrun analyse et compare les offres d'assurance du marché français pour aider les consommateurs à faire les bons choix. Ex-courtier indépendant (Cabinet Lebrun Assurances, 500+ clients accompagnés) et inscrit ORIAS, il décrypte sur CompteAssurance.com les garanties, identifie les pièges contractuels et partage les "secrets du métier" sans conflit d'intérêt.

Dernière mise à jour :